Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 18:51

Entre les deux séances plénières du Conseil général, je me suis rendu au congrès des maires de France, à Paris.

 

J’ai eu l’occasion, dans un article de presse paru dans le Républicain Lorrain du 23 novembre, sous la signature de Xavier Brouet, d’évoquer l’état d’esprit avec lequel j’ai assisté à ces travaux.

 

Cela m’a donné l’occasion d’écouter le discours introductif prononcé le mardi par le Président de la République.

 

D’écouter à partir d’un écran géant, non d’assister, car il n’a pas été possible d’entrer dans l’auditorium, précocement peuplé par une assistance majoritairement UMP.

 

Ce que j’en retiens ? Que la plume de M. Guaino, le conseiller du président, est toujours aussi fine, avec un vrai sens de la formule. Que le Président de la République a du talent et qu’il essaie de changer la façon dont il est perçu. Mais la méthode est toujours la même. Des affirmations avancées comme des vérités d’autant plus absolues que nul n’a la possibilité de répliquer ou de poser une question. Quelques exemples :

 

-         les niveaux d’administration, 3, ce qui n’est pas, loin de là, un cas unique en Europe.

 

-         La défense de l’industrie, à laquelle tout le monde souscrit, pour justifier la suppression de la taxe professionnelle ; j’ai participé le lendemain à un colloque sur les terres d’industrie qui confirmait que l’industrie n’était ni la seule, ni la première bénéficiaire du cadeau fiscal que constitue la suppression de la TP

 

A part de nouvelles promesses sur le toilettage des normes, rien de concret, aucune réponse aux inquiétudes des élus de terrain.

Par Philippe Tarillon - Publié dans : Polémiques
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