Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 00:00

Le Val de Fensch a été le premier EPCI de l’aire urbaine à adhérer à l’association MTB, Metz-Thionville-Briey que préside mon ami Dominique Gros. Je fais d’ailleurs parti du bureau de l’association, dans laquelle nous nous investissons beaucoup, avec mes collègues Philippe David et Michel Liebgott.

 

Nous avons fait le constat qu’il y a, à l’échelle de l’aire urbaine, un seul bassin de vie et qu’une réflexion commune est nécessaire sur des sujets essentiels comme l’attractivité, les grands équipements culturels et sportifs, les transports, l’énergie, les déchets. Pour la première fois depuis 1871, la frontière artificielle du traité de Francfort est effacée et nous permet de travailler ensemble. Le cadre législatif de la réforme territoriale est clair et répond aux craintes de certains et aux épouvantails agités par d’autres. MTB n’a pas vocation à déboucher sur une Métropole, ni même sur un pôle métropolitain, lequel pourrait être créé à partir du Sillon Lorrain, le réseau des villes et des EPCI d’Epinal, Nancy, Metz et Thionville, dont on persiste d’ailleurs de nous tenir à l’écart, contre toute évidence !

 

MTB peut déboucher sur une coordination dans les grands domaines que j’évoquais précédemment mais l’association est d’abord un cadre de réflexion commune à une échelle pertinente, afin de ne pas laisser au seul Préfet de région l’initiative dans l’exercice de rationalisation de la carte de l’intercommunalité et de favoriser une indispensable coordination et cohérence.

 

De même, je considère que la démarche MTB n’est pas contradictoire avec la dimension transfrontalière. Les deux sujets ne sont pas au même plan. Dans les relations avec Metz, il s’agit d’organiser un bassin de vie. Le transfrontalier concerne un autre Etat, avec lequel les initiatives territoriales sont utiles, mais qui relèvent d’abord de la vocation de la Région, qui est l’échelle la plus pertinente pour ces questions.

 

L’attractivité de Metz, encore récemment renforcée par le formidable succès du centre Pompidou, est pour nous un atout considérable. En conclusion sur ce point, nous ne ferons rien qui nous conduise à tourner le dos à notre capitale régionale, c’est pourquoi j’ai refusé de nous associer à la création d’une nouvelle agence d’urbanisme sur le Nord Mosellan et que je souhaite continuer à travailler avec l’AGURAM, agence d'urbanisme de l'agglomération messine, laquelle a pour vocation de répondre aussi aux spécificités de notre territoire.

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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