Partager l'article ! Nicolas Sarkozy et la grosse ficelle de la sécurité: En plein coeur de l'été, dans le discours qu'il a prononcé à Grenoble ...
En plein coeur de l'été, dans le discours qu'il a prononcé à Grenoble fin juillet, à l'occasion de l'installation du nouveau Préfet de l'Isère, Nicolas Sarkozy a savamment dérapé sur un sujet qu'il pense être sa marque de fabrique, celui de la sécurité. S'agit-il de faire oublier le Bouclier Fiscal et le chèque de 30 millions d'euros reversés à la plus riche contribuable de France, généreuse donatrice des bonnes oeuvres de l'UMP?
Pourtant le bilan en matière de lutte contre la délinquance de celui qui a été le vrai Ministre de l'Intérieur depuis 2002 n'est pas éloquent, c'est le moins qu'on puisse dire! Les violences aux personnes ne cessent d'augmenter: 391.800 en 2004, 455.900 en 2009. Non content d'avoir supprimé la police de proximité, il ne cesse de réduire les effectifs de police et de gendarmerie, pour être précis, en trois ans, rien que 9125 postes de polciers et de gendarmes supprimés sous le gouvernement Fillon. En 7 ans, pas moins de 25 lois, souvent inappliquées ou inapplicables, sans compter une quantité impressionnante de déclarations martiales (du genre de celle de la "dalle d'Argenteuil") de Sarkozy.
Rodomontades, coups de menton, effets de manche et populisme sont bien les mamelles du sarkozysme!
Cette fois encore, en employant des mots de candidat (mais n'est-il pas candidat permanent, notre cher Monarque?), indignes de la fonction qu'il exerce, Nicolas Sarkozy est allé loin, très loin, trop loin.
Déja, il avait ciblé toute une Communauté, celle des gens du voyage, à la suite des événements inadmissibles de Saint Aignan. Je reviendrai sur ce sujet, qui me tient à coeur, dans un autre billet.
Cette fois, en plaçant sur le même terrain délinquance et immigration, il plagie sans honte Jean-Marie Le Pen.
Evidemment, les événements de Grenoble, avec tirs contre les forces de l'ordre, sont inadmissibles. Mais s'appuyant sur une légitime indignation de l'opinion publique, le Président de la République s'attaque à deux principes fondamentaux, celui du droit de la nationalité et le refus de distinction entre Français de "souche" et les autres. Faut-il rappeler dans quelles circonstances, les plus sombres de notre histoire, de telles mesures ont été mises en oeuvre? Faut-il rappeler que notre législation a permis à un certain Pal, père de Nicolas, qui avait du quitter sa Hongrie natale, de devenir citoyen français?
Que l'on punisse avec toute la rigueur de la loi les criminels qui commettent des homicides, notamment envers policiers et gendarmes, oui! Que l'on y ajoute, par basse démagogie et dragage éhonté de l'électorat d'extrême-droite, la "déchéance" de la nationalité pour les personnes "d'origine étrangère", mais où va-t-on?
Et en plus, il a le culot insigne de mettre en cause les maires, au sujet des logements sociaux, du peuplement des quartiers et des choix d'urbanisme. Lui qui ne fait rien pour faire appliquer la loi SRU sur la mixité sociale, par exemple dans sa bonne ville de Neuilly, lui qui étouffe financièrement les collectivités locales, se permet à nouveau de mettre en cause les élus, sur un sujet qui fait parti des fonctions régaliennes de l'Etat?
J'ai toujours pensé que le "petit timonier" est un homme dangereux et sans scrupules.
J'avoue que j'en veux, aujourd'hui plus que jamais, aux éléphants et à l'appareil de mon parti, qui n'ont pas tout fait, contrairement aux militants, pour soutenir notre candidate en 2007 et empêcher cet homme là d'accéder à la magistature suprême. J'espère que pour 2012, ils auront enfin compris et se rangeront en ordre de bataille derrière le ou la candidate, laissant leurs petits calculs au vestiaire.
Et naturellement les thuriféraires de l'UMP proposent de creuser le sillon, à l'instar de la proposition de loi d'un Député des Alpes Maritimes, Eric Ciotti, visant à punir les parents à la place des enfants délinquants, oubliant le principe général du droit selon lequel nul ne peut être condamné à la place d'autrui. Des dispositifs similaires, au Royaume-Uni, ont prouvé qu'ils étaient injustes et inefficaces, puisque la délinquance des mineurs a augmenté dans ce pays!
Que ces familles soient défaillantes, c'est évident. Elles sont dépassées et, sauf dans des cas manifestes où la déchéance de l'autorité parentale s'impose, elles ont besoin d'être soutenues, pas stigmatisées et encore moins incarcérées. Au fait, Monsieur Ciotti, qui irait en prison: le père, la mère ou les deux?
Où est passée la droite républicaine, qui existe sur le terrain? Il nous manque incontestablement à droite une conscience comme celle qu'incarnait dans les années 80 et 90 un Bernard Stasi. Il reste à espérer que cet état d'esprit souffle au Conseil Constitutionnel, gardien des grands principes qu'oublie Nicolas Sarkozy, censé être le garant de nos institutions. Qu'il en relise l'article premier de la Constitution du 4 octobre 1958: " La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion."
Au total, la ficelle est grosse. Un Président au désarroi, qui a tant déçu, tant promis, cherche à utiliser le vieux filon de la sécurité, face à une gauche supposée laxiste.
J'ai dit ce qu'il fallait penser du bilan désastreux de Nicolas Sarkozy sur le sujet.
Un tel sujet gagnerait à être affronté sans esprit partisan. On sait que ce n'est pas simple, que les résultats obtenus sont toujours fragiles. Que la délinquance est le fruit de causes nombreuses, dont en effet le chômage, la concentration urbaine, l'habitat, la défaillance de certains parents ou encore les échecs de notre système scolaire. Ce sont tous ces problèmes qu'il faut affronter à la fois, d'où la difficulté. Chacun doit jouer son rôle et l'Etat Républicain au premier chef, en se donnant les moyens humains et matériels d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Il faudra aussi favoriser la présence policière sur le terrain, rétablir une vraie police de proximité, plutôt que de rechercher les coups spectaculaires.
Les élus locaux doivent jouer le leur, celui de la Prévention et de la coordination, dans le cadre des conseils locaux de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD) qui réunissent tous les partenaires.
La lutte contre la délinquance doit reposer sur ses deux piliers, prévention d'abord, sanction et réparation de l'autre.
Socialiste républicain, je n'ai pas d'état d'âme sur ces sujets. Le droit à la sécurité et à la tranquillité sont des droits fondamentaux. Je me retrouve parfaitement sur le thème de Ségolène Royal, "l'ordre juste".
A Florange, c'est cette politique que nous menons. Elle repose sur:
- Une politique de prévention et d'animation urbaine ambitieuse, en partenariat avec le tissu associatif.
- La poursuite d'une politique de mixité sociale, dans tous les quartiers de la Ville.
- Le recours à tous les moyens disponibles, y compris un équipement important en vidéo-surveillance.
- Une police municipale qui travaille en coordination avec la police nationale.
- Une tolérance zéro envers les auteurs de dégradations sur bâtiments et mobilier public, avec dépôt de plainte systématique et réparation par les auteurs eux mêmes.
- Tout en respectant les missions des uns et des autres, un CLSPD conçu comme un outil de coordination et d'échange d'informations.
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Je pense qu'il serait intéressant - c'est sans doute une proposition politique à faire remonter - que les maires socialistes, au contact de la réalité, soient plus présents publiquement pour à la fois montrer les dérives de la politique sarkozy sur le terrain (notamment la montée des violences depuis 2002), mais aussi pour faire part des exépriences réussies localement et surtout pour démonter - dans le concret de la vie quotidienne de leur commune - les mensonges récurrents de la propagande officielle.
Sous le gouvernement de Lionel Jospin, avec la police de proximité et le colloque de Villepinte, la gauche avait affirmé ses valeurs et abandonné un certain angélisme sur ce sujet. Il ne faut pas en effet abandonner le terrain à la droite mais défendre une vision globale du problème, équilibrée mais ferme sur le droit à la tranquillité et à la sécurité
Or la direction actuelle du PS donne trop me semble-t-il le sentiment d'être sur la défensive sur un sujet de préoccupation récurrent sur le terrain.
Plus de 500 IP uniques, ce n'est pas rien...
Mais qui suis-je dans ce monde d'intolérance ? Un admin d'un blog qui monte en puissance !
Amis et amies d'Intellect Territorial, de dipoun, rejoignons-nous au-delà de notre préparation, rassemblons-nous !
LE DANGER GUETTE ! Personne n'est à l'abris d'une politique qui, parce qu'elle suppute les vélleités d'europénisation de M. SARKOZY, non pas pour la FRANCE, mais pour ses desiderata personnnels, des avantages.
Comment vous supplier de croire mes propos ? Dîtes le, je vous en ferais la démonstration in fine.
Dipoun pour les espaces INTELLECT TERRITORIAL
Vous ne serez pas surpris que je ne partage pas votre appréciation sur ségolène Royal. mais ceci est un autre débat
Elles ne mesureraient pas la délinquance mais plutôt l'activité policière, elle-même sujette au fait que la victime dépose ou non une plainte. Mais aussi aux arrestations arbitraires... CQFD
(source : WIKIPEDIA)
Brice Hortefeux a annoncé jeudi une baisse globale de 1,04% de la délinquance 2009 en France (ma voisine me disait hier encore : "ils doivent la mesurer à NEUILLY"
Il a reconnu une poursuite de la hausse des violences aux personnes (+2,8%), point noir de la délinquance dans une période électorale où la sécurité est un enjeu politique. (Enfin lorsque l'on recherche des chiffres, on trouve le contre exemple de l'exemple qui lui même se vantait à être qu'un exemple de l'exemple... Comprendra qui pourra ? Mai pas qui voudra forcément !)
"Pari pris, pari tenu: les objectifs fixés (aux forces de l'ordre) sont devenus des résultats concrets", a estimé au vu des résultats globaux le ministre de l'Intérieur. Un copain flic me disait hier encore que s'il continuait à interpeler à ce rythme, peut-être que...
Qui n'a pas été VICTIME d'une surmédiatisation des forces de l'ordre (?) appelées à FAIRE DU CHIFFRE ? Les policiers eux-mêmes semblent s'en plaindre. Si j'utilise un certain conditionnel dans mes propos, c'est justement pour laisser ouvert le discours et les contre-exemples.
"Les violences aux personnes avaient augmenté de 4,38%" (source : Brice HORTEFEUX) par rapport aux mêmes mois de 2008
En septembre, il y avait eu une aggravation sensible de la délinquance qui avait valu de vives critiques au ministre de l'Intérieur, notamment à gauche. Les cambriolages de résidences principales avaient alors augmenté de 12% et les violences aux personnes de 5% en un an et M. Hortefeux avait demandé un "coup de collier" aux forces de l'ordre afin d'inverser la tendance. (source : http://info.france2.fr/france/Les-chiffres-officiels-de-la-d%C3%A9linquance-60278815.html )Mais demander aux policiers de faiore du chifffre ? Pensez donc, qui pourrait oser cela ? On se le demande...
Les atteintes aux biens ont diminué de près d'1% sur l'année 2009, par rapport à 2008, une baisse cependant moins sensible qu'en 2008 (-5,08%). Selon l'ONDRP, ces atteintes sont "au plus bas" depuis 1996 mais "ont cessé de diminuer". Petit coup d'arrêt qui ne fera pas la une de la presse partisane...
Le nombre des violences aux personnes, point noir de la délinquance depuis 1996, a augmenté, lui, en 2009 de 2,8% environ
Les résultats de la délinquance générale, a estimé M. Hortefeux, "sont dus à une mobilisation renforcée, à une organisation perfectionnée, à une réactivité systématique" et "à une réponse ciblée à chaque type d'insécurité". Il s'est refusé à fixer des objectifs quantitatifs aux policiers et aux gendarmes pour 2010, récusant toute "politique du chiffre". Une mobilisation renforcée... oueske-sa ? A une réactivité systématique ? Voilà une réponse qu'elle est bonne dirait COLUCHE.La capacité à réagir serait donc systématique. Qui a piqué ma voiture hier ?
C'est le serpent qui se mord la queue. Revenez au début de ce commentaire et reprenez votre lecture...
"Le bilan annuel de la délinquance que l’ONDRP publie n'a pas vocation a évaluer
l’action des services. Il a pour ambition de donner toutes les informations accessibles
sur l’évolution annuelle des phénomènes de criminalite et de délinquance. Pour les
interpréter, il faut suivre une démarche rigoureuse."
Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice
École Militaire - 1 place Joffre - 75007 PARIS
Chacun aura compris... La rigueur est dans le raisonnement, avant que l'on nous annonce que... A SUIVRE (source : Groupe Intellect Territorial - août 2010)
C'est excat. les statistiques mesurent les plaintes et l'activité des forces de police et de gendarmerie