Partager l'article ! Sarkozy, les impôts et la dette: Nicolas Sarkozy se targue de ne pas augmenter les impôts! En mars 2009, visitant l' ...
Nicolas Sarkozy se targue de ne pas augmenter les impôts!
En mars 2009, visitant l'usine Alstom d'Ornans, il disait : "Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts, moi (...) Moi, j'ai été élu pour réconcilier la France avec l'entreprise et avec l'usine" a-t-il déclaré. "Je ne veux pas enrichir Monaco, moi. Je ne veux pas enrichir la Suisse, je ne veux pas enrichir l'Autriche. Je veux que les gens viennent dépenser leur argent en France et investir en France", a insisté le chef de l'Etat.
D'abord, plutôt que d'augmenter, il crée de nouvelles taxes!
Depuis son élection en mai 2007, voici la liste des nouvelles taxes entrées en vigueur :
Taxe pour le RSA (entre 1 et 2 milliards)
Taxe sur les assurances et les mutuelles (1 milliard)
Taxe sur l'intéressement et la participation (400 millions)
Taxe sur les stock-options (250 millions)
Franchises médicales (850 millions)
Hausse des cotisations retraite (150 millions)
Taxe sur la publicité des chaînes privées (incalculable)
Taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions)
Taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions)
Taxe sur les ordinateurs (50 millions)
Taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions)
Taxe sur le poisson (80 millions)
Taxe sur les huiles moteurs (44 € par tonne de lubrifiant)
Taxe sur les imprimés publicitaires (incalculable)
Hausse de la redevance télévision (20 millions)
Contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis... 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50 millions)
Taxe sur la téléphonie et internet (80 millions minimum)
Taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 € par an par auto)
Chèque transport (pas de plan de financement pour l'instant)
Sans compter les hausses des impôts locaux, en partie liées au désengagement de l'Etat... Le tout payé majoritairement par les consommateurs, les salariés et les malades.
Et je ne parle pas de l'augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes, décidée suite au Grenelle de l'environnement et qui va passer de 4€ la tonne pour les déchets ménagers enfouis et non valorisés à 32€ la tonne en 2014! Objectif louable que la valorisation, mais c'est l'usager qui paie par le biais de la taxe sur les ordures ménagères.
Il n'augmente pas les impôts, c'est vrai... il en crée des nouveaux, nuance. Et ces taxes flambant neuves ne grèvent pas les portefeuilles des contribuables les plus aisés, ses amis du Fouqet's, ceux qui peuvent investir, c'est vrai aussi.
Elles concernent plutôt les consommateurs, les malades et les salariés pour la plupart.
Mais cette année, il fait mieux encore par le biais des "niches fiscales"
Le «coup de rabot» ou la suppression de certaines "niches fiscales" rapportera 9,4 milliards d'euros l'an prochain, puis 11,5 milliards supplémentaires en 2012. Et le gouvernement prévoit un nouveau coup de rabot de 3 milliards par an en 2013 et 2014. L'exécutif ne précise pas quelles seront les niches visées par ce nouveau coup de rabot. Elles seraient au nombre de 22.
Les mesures prises par le gouvernement frappent un large public : réduction des allégements de charges pour l’emploi d’un salarié à domicile, hausse de la TVA sur les abonnements à Internet triple play, fin des déclarations de revenus multiples pour les jeunes mariés, disparition de la déduction des intérêts d’emprunt immobilier, etc. D’autres mesures sont spécifiques aux épargnants (paiement des prélèvements sociaux sur l’assurance vie multisupport, hausse du forfait social, suppression du crédit d’impôt sur les dividendes) ou aux contribuables aisés (coup de rabot de 10% sur vingt-deux niches fiscales, augmentation de 1% de l’imposition des hauts revenus, hausse des prélèvements sur les retraites chapeaux et les stock-options).
Ces mesures, ainsi que la reprise économique attendue, feront grimper le taux de prélèvements obligatoires qui passera de 41,9% du produit intérieur brut (PIB) cette année à 42,9% l'an prochain. Ce taux retrouvera en 2012, à 43,2%, son niveau de 2007, au début du mandat de Nicolas Sarkozy qui avait promis (encore une gravée dans le marbre) de le réduire de quatre points.
Le taux de prélèvements obligatoires atteindra même un pic à 43,9% en 2014, selon le gouvernement.
Mais rassurez-vous, il ne touchera pas au bouclier fiscal pour les malheureux privilégiés comme Madame Bettancourt.
Normal, il n'a pas été élu pour ça!
Oui, on dira qu'il faut ramener le déficit des finances publiques au seuil des 3% du PIB imposé par nos engagements européens, alors qu'il est de 7,7% cette année!
Et surtout, l'amortissement de la dette est devenu la première dépense du budget de l'Etat.
Certes, aucun budget n'a été en équilibre...depuis 1974!
Un dernier chiffre pour méditer sur une droite "bonne gestionnaire". La dette publique représentait 59% du PIB en 2002, elle devrait atteindre 90% à la fin de cette année!
Edifiant, non?
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||