Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 00:00

Le débat sur la réforme territoriale s’est polarisé sur l’institution du conseiller territorial, qui est non seulement une fausse bonne idée mais qui se traduira par le double affaiblissement de la Région et du Département. Beaucoup d’autres aspects du texte, comme la remise en cause à terme de la clause générale de compétence pour la Région et le Département, ou encore l’interdiction des cofinancements ou l’exigence d’un niveau minimal d’autofinancement, suscitent de légitimes inquiétudes des élus et vont dans le sens de la politique de Nicolas Sarkozy d’étouffement progressif des collectivités territoriales, dès lors qu’il ne les contrôle pas.

 

Beaucoup d’aspects du volet intercommunal ont par contre fait un large consensus, comme l’élection directe des conseillers communautaires par le biais du fléchage sur les listes ou encore la composition des conseils et des exécutifs. Nous aurons à en tirer les conséquences dans les statuts du Val de Fensch pour que cela soit opérationnel à compter de 2014.

 

Ce soir, je voudrais revenir sur un autre aspect de la réforme, celui de l’achèvement et de la rationalisation de la carte de l’intercommunalité, ce qui ne sera pas un luxe dans le Nord de notre Région et dans notre Département, où l’Etat a souvent trop laissé faire en fonction d’intérêts locaux. La loi a revu la composition des commissions départementales de coopération intercommunale, les CDCI, qui auront un pouvoir de veto sur les décisions du Préfet de Région. Membre des instances nationales de l’ADCF, qui représente les EPCI à fiscalité propre, j’y travaille.

 

Je voudrais à cette occasion redire ma conviction que la carte actuelle de l’intercommunalité dans le Nord de la Moselle est artificielle.

 

De nombreux dossiers, le plus emblématique étant celui du Port d’Illange, montrent qu’avant de penser à une grande communauté à l’échelle du bassin, une première étape devrait passer par un rapprochement des deux communautés d’agglomération. Florange, Hayange, Nilvange, Algrange ne sont-elles pas voisines de Thionville, Knutange et Algrange de Fontoy dont chacun sait que les habitants s’appellent les … Fenschois ?

La balkanisation de nos structures nous affaiblit incontestablement. Si, en population, l’aire urbaine Metz-Thionville-Briey peut se comparer à des bassins comme Strasbourg, Il est édifiant de constater, au regard de l’indice de créativité de l’INSEE, que l’agglomération de Metz se classe 135ème place, celle de Thionville à la 192ème place, alors que celle de Nancy,

qui a organisé son territoire depuis longtemps, se classe à la 17ème position nationale !

 

 

 

Le splendide isolement, le chacun pour soit, l’esprit de clocher nous conduisent à une grave impasse et pour finir au déclin

 

C’est un des sujets qui nous opposent à la droite mosellane, à beaucoup de ses ténors en tout cas, à l’échelle du bassin et au Conseil Général de Moselle. A les écouter, le Nord Mosellan n’aurait rien à voir ou pas grand chose avec Metz, et la Moselle avec la Lorraine

 

Je veux être bien clair. Avec mes amis, je me situe dans une opposition responsable et constructive. Je ne mets pas en cause la bonne volonté des hommes, qui sont respectables. Nos divergences essentielles portent sur la méthode et sur la vision que nous avons de notre territoire.

 

a besoin et impulser ce nouvel état d’esprit mosellan. . Je répète que je ne suis pas naïf. Oui, il faut défendre nos intérêts, mais pas en laissant la chaise vide.

 

 

Je confirme à mes amis politiques, si les circonstances le permettent, ma disponibilité personnelle pour participer et conduire cette nouvelle politique et ce nouvel état d’esprit mosellan, dont notre territoire sera incontestablement bénéficiaire.

 

 

 

 

 

 

 

Par Philippe Tarillon - Publié dans : Une Moselle plus solidaire
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