Partager l'article ! Une ville qui protège: suite de la publication des principaux extraits du discours du 15 janvier En 2010 a été r ...
suite de la publication des principaux extraits du discours du 15 janvier
En 2010 a été réalisé le giratoire dit du Triangle (il portera le nom de Germain Kleinberg), qui sécurise le carrefour RD 952-RD 952 bis ainsi que l’accès à un nouveau quartier de la Ville. Vous avez pu constater aussi que les feux tricolores du carrefour des romains (croisement des RD 18 et RD 152A) sont hors service suite à une panne non réparable.
Leur remplacement exigerait en effet un investissement supérieur à 80.000 euros. Soucieux du bon emploi des deniers publics, j’ai sollicité le Conseil général pour la réalisation d’un giratoire. Des études précédentes avaient prouvé la faisabilité de l’opération, la mieux à même de répondre aux objectifs du plan de circulation de la Ville, ainsi qu’aux exigences de sécurité et de fluidité d’un axe important des flux de circulation vers le port fluvial, vers Thionville et l’A31. Dans l’immédiat, le carrefour est géré selon la règle de la priorité à droite. C’est une solution temporaire qui devrait faire place au projet de giratoire. Là encore, je me félicite de l’écoute que j’ai obtenue auprès des services départementaux.
Le programme voiries 2011 ne sera définitivement arrêté qu’au sortir de l’hiver, les dégâts entraînés par la rigueur de celui-ci devant être pris en compte. Mais a priori, dans le même souci de mise en œuvre d’un plan de circulation cohérent, la rue des écoles dans le quartier d’Ebange devrait figurer au programme, la réfection étant accompagnée par la mise en place d’un sens unique de circulation et la création de places de stationnement. De même, la restructuration des périmètres scolaires entraînera des aménagements aux abords des écoles Sainte Agathe et Oury-Nord.
En matière de sécurité publique, de délinquance et d’incivilités en tout genre, les statistiques 2009 avaient marqué une amélioration. Le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, le CLSPD, se réunira prochainement sous ma présidence en présence de Monsieur le Sous-Préfet, de Monsieur le Procureur de la République et de Monsieur le Commissaire central de Thionville. Ce sera l’occasion de faire le point précis sur la situation et les actions mises en œuvre, tant en matière de prévention que de police. Au moment où je m’exprime, je n’ai pas connaissance des chiffres officiels 2010. Ce que je peux dire, au regard des retours exprimés lors des visites de quartier ou des constatations des dégâts sur le mobilier public, c’est le ressenti d’un climat qui semble bien se dégrader. Les chiffres officiels sont une chose, la perception des habitants est une autre réalité.
Conséquence de 20 ans de politique de mixité sociale, les problèmes dans notre ville sont diffus, mobiles entre les quartiers, mais cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas et qu’ils sont acceptables. Ils relèvent principalement mais pas toujours de l’incivilité, bruits en nocturne, rassemblements sur la voie publique, dégradations, tensions et invectives avec les riverains. Mais ce n’est pas à négliger, car générateur d’un climat qui n’est pas bon, avec les risques qu’implique l’exaspération et qui est toujours mauvais pour l’image d’un quartier ou de la ville.
La police municipale fait un vrai travail de terrain, est présente et agit en complément et en coordination avec la police nationale. Son installation rue de Verdun, dans des locaux plus adaptés, reste programmée. Elle a été retardée dans l’attente de la libération complète des locaux occupés précédemment par Vie Libre et les services de l’AMAPA.
Je salue le professionnalisme des agents de la police nationale et leur bonne coordination avec la Ville, même si je continue à souhaiter que ses moyens humains puissent être renforcés, surtout en soirée et le week-end, mais aussi ses moyens matériels et techniques, ne serait-ce que pour accompagner l’effort de la ville en matière de vidéo protection. Pragmatique sur le sujet de la sécurité qui a si souvent été récupéré à des fins politiciennes, la municipalité a, depuis 2002, installé ces systèmes sur de nombreux bâtiments et espaces publics. Cet effort sera poursuivi, l’accent devant être mis sur la modernisation des installations les plus anciennes et sur les bâtiments les plus concernés. Il conviendra enfin que le club de prévention renforce sa coordination dans le cadre du CLSPD, car le volet prévention est essentiel, dans une ville qui offre aux jeunes une gamme considérable d’équipements et de services sportifs, culturels et de loisirs et donc des alternatives aux rassemblements sous les coursives ou dans les entrées.
Sous notre volonté de protection de nos concitoyens, je place les questions d’environnement. C’est un vaste sujet, qui concerne aussi bien les risques liés à l’environnement industriel qui est le nôtre, les risques d’inondation ou encore les nuisances dues à la circulation automobile. Ces sujets ne relèvent évidemment pas de la seule compétence du maire et vont bien au-delà :
- Communauté d’agglomération pour ce qui concerne la requalification de la rivière et de ses berges ;
- L’Etat bien évidemment pour ce qui concerne la lutte contre le bruit, la surveillance des risques industriels mais aussi les grandes infrastructures, sujet qui concerne aussi le schéma de cohérence territoriale, qui n’en n’est qu’au tout début de son processus ;
- La CAVF et le SMITU, autorité organisatrice des transports collectifs, pour développer les alternatives au tout automobile. Il s’agit de ce qu’on appelle les modes doux, comme les pistes cyclables et il est bien dommage que la ville se soit construite sans que cette dimension n’ait été prise en compte. Il s’agit aussi de projets ambitieux comme la conception d’un projet de TCSP, transport collectif en site propre, avec pour objectif d’améliorer la vitesse commerciale des lignes de Citeline.
Protéger les Florangeois, c’est aussi rester vigilants sur les dossiers des infrastructures. Je pense au dossier du COT, le contournement ouest de Thionville, liaison autoroutière entre A30 et A31.
Ce sujet est redevenu d’actualité dans l’avant-projet de schéma national des infrastructures, le SNIT. Il n’est pas nécessaire que je détaille ici les raisons de notre ferme opposition au projet tel qu’il est aujourd’hui. Il suffit de penser aux nuisances que peut générer cette autoroute au milieu d’une densité urbaine comme la nôtre. Nous avons fait, sur le SNIT et sur le COT, des propositions alternatives qui prouvent notre esprit de responsabilité bien loin de la tentation de certains collègues d’abord soucieux d’éloigner de leur territoire de telles infrastructures. Nous resterons mobilisés en 2011 sur ce sujet et nous aurons sans doute besoin de votre soutien.
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