Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 00:00

Pour notre territoire, la crise nous a particulièrement frappés, car nous étions loin d’avoir absorbé les chocs précédents et nous avons subi en plus les pertes d’emplois frontaliers. Le nombre des demandeurs d’emplois officiels atteignait fin 2010 des chiffres record. C’est la raison pour laquelle la diversification économique reste et doit rester un objectif majeur des politiques communautaires.

 

 

Les perspectives de développement ont été brouillées par la suppression de la taxe professionnelle. Cette réforme nous a privés d’une grande part de nos ressources fiscales et de notre autonomie fiscale. Elle est injuste, car elle favorise les territoires résidentiels et ceux qui abritent les sièges sociaux. Pour la résumer, c’est Neuilly plutôt que Hayange !

 

Elle a distendu le lien entre territoire et économie. Et risque de s’avérer contreproductive, car guère incitative pour que des territoires continuent à accueillir des industries avec leurs nuisances (pollutions, bruit, circulation de nombreux poids lourds, consommation importante de foncier), alors même que le secteur est beaucoup moins pourvoyeur d’emplois qu’avant. Le risque est grand que les arbitrages ne se fassent au profit de l’habitat, générateur de taxes, ou à tout le moins vers les services et le commerce, au détriment de l’industrie, pourtant principale pourvoyeuse de valeur ajoutée pour l’économie française. Beau paradoxe d’une réforme bâclée, décidée par un seul homme et soit disant faite pour sauver notre industrie, alors que la TP n’a jamais été un enjeu majeur de la compétitivité internationale.

 

En ce qui me concerne, je n’ai cessé de dénoncer la situation faite aux territoires d’industrie, suite à la suppression de la TP. C’est un combat qu’il faudra poursuivre, car l’enjeu est essentiel pour l’avenir économique de notre pays.

 

 

Alors oui, dans ce contexte, nous sommes courageux et clairvoyants de continuer à investir fortement en faveur du développement économique. Dans les projets en cours ou à réaliser d’ici la fin du mandat, l’économie représente près de 20 millions d’euros, pour poursuivre l’aménagement de Sainte Agathe, de la Feltière et des Vieilles Vignes, pour que nos zones bénéficient du très haut débit, mais aussi pour que nous soyons en mesure de développer ou diversifier de nouvelles zones, comme celles de la Paix, du Parc de l’U4 ou des friches SNCF à Florange. Dans un contexte général difficile, la poursuite des implantations sur nos zones constitue un réel encouragement.

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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