La vallée et l'agglomération thionvilloise

Mardi 12 avril 2011 2 12 /04 /Avr /2011 00:00

Suite au conseil communautaire du 31 mars, je publie les principaux extraits de mon discours introductif

 


 

Je soulignerai notre bonne situation financière, confortée par un fonctionnement maîtrisé, tout en nous donnant les moyens d’exercer les compétences que les communes nous ont transférées. Dans le même esprit, le projet de nouveau siège, sur le site de Wendel, est réaliste et conforme à nos moyens et à nos besoins.

 

 

C’est en nous appuyant sur notre bonne situation financière que nous pouvons poursuivre la mise en œuvre du Pacte de mandature.

 

 

La suppression de la taxe professionnelle nous prive très largement de notre autonomie fiscale.

 

Le gouvernement a également piégé les intercommunalités en transférant davantage de fiscalité ménages, à partir d’une TH aux bases obsolètes et à l’assiette injuste. Dans son interview à l’Ami hebdo daté du 25 mars, notre vice-président en charge des finances, JJ Renaud a, à juste titre, souligné ses inquiétudes sur le prochain mandat, au regard des conséquences de la Réforme territoriale sur le financement de nos investissements.

 

Dans l’immédiat, nous restons en mesure de mettre en œuvre les ambitions du Pacte de mandature. En matière de recettes, nous affirmons notre soutien aux communes en nous engageant à ne pas augmenter la fiscalité additionnelle ménages. En ce qui concerne la TEOM, les échéances fixées par le Grenelle de l’environnement nous incitent à poursuivre la mise à niveau du taux de couverture des dépenses par la Taxe sur les ordures ménagères, la TEOM.

 

 

Je retiens cinq axes principaux dans l’orientation budgétaire pour la construction du budget 2011 :

 

1. Malgré une réforme fiscale qui a distendu gravement les liens entre territoire et économie, nous poursuivrons les projets de développement du territoire, car l’emploi reste un enjeu majeur. Nous travaillerons sur les zones existantes, comme le montre la délibération prévue ce soir pour récupérer plus de 3 hectares actuellement propriété de GKN sur Sainte Agathe. Nous poursuivrons le travail sur de nouvelles zones à vocation économique, comme les Vieilles Vignes, les friches SNCF ou le parc de l’U4, sans renoncer aux impératifs de l’aménagement du territoire, je pense à la ZAC de la Paix, pour laquelle une démarche qualitative d’éco-quartier est proposée. De même, notre vallée industrielle voit se développer une vocation commerciale nouvelle. Le développement du projet communautaire se confirme, la CDAC ayant donné un avis favorable à l’implantation de Bricocash à Fameck. Le schéma de développement communautaire aura pour ambition d’ordonner ce développement, de veiller que « nous marchions sur nos deux jambes », à savoir le projet de la Feltière et le commerce de proximité et de centre ville. Les autres axes seront l’attractivité du territoire et sa promotion, ainsi que le soutien au développement des TPE, à partir des outils et structures existantes mais aussi la création d’un nouveau bâtiment relais. Les enjeux économiques dépassent d’ailleurs notre territoire, puisque vous aurez à approuver une délibération sur notre participation au plan de financement d’Europort. Enfin, j’ajoute que la mobilité constituera un axe essentiel de ce volet développement du territoire, avec les projets sur les haltes ferroviaires, les pistes cyclables (Véloroute Charles le Téméraire, piste de Ranguevaux à Fameck) et les parkings de covoiturage.

 

 

2. L’environnement constituera la deuxième priorité du budget 2011, avec les conséquences de l’étude d’optimisation des déchets ménagers, le programme local de prévention, signé avec l’ADEME, l’avancée des études sur la seconde phase des travaux d’aménagement de la Fensch et de ses affluents, la stratégie qu’il conviendra d’arrêter sur l’axe fédérateur des RD 952 et 152E et enfin les différents aspects de mise en œuvre du plan de paysage, en particulier à Algrange et à Ranguevaux.

 

 

3. Les équipements sportifs et culturels d’envergure communautaire, existants ou à créer, contribueront, comme le tourisme et la mise en valeur de notre patrimoine, à l’attractivité du territoire.

 

 

4. Le quatrième axe prioritaire, comme souhaité lors du DOB 2010, est de veiller à la visibilité de nos actions, dès lors que la fiscalité ménages a été activée et que la réforme fiscale a encore accentué ce changement. Toutes les actions communautaires ont pour objectif l’intérêt général, mais certaines sont particulièrement visibles. Je pense à des actions liées au plan de paysage mais surtout à la nouvelle compétence petite enfance, qui se traduit par la communautarisation du réseau des assistantes maternelles d’Hayange, par le projet d’un premier équipement multi accueil à Nilvange mais aussi par la mise en place d’un observatoire et la préparation d’un schéma de développement.

 

 

5. Enfin, le maître mot des politiques communautaires est « solidarités », au pluriel. Il s’agit de la solidarité territoriale, qui s’exprime par les reversements aux communes, qui avec plus de 20M€ constituent encore la première dépense communautaire ! Malgré le contexte budgétaire, nous préservons cet acquis, attendant des communes une coordination de nos politiques et une volonté commune de mutualisation adaptée des dépenses et des moyens. Il s’agit aussi de la solidarité dans le domaine du logement. Ce sujet a des déclinaisons multiples, qu’il s’agisse de la transformation des foyers de travailleurs migrants en résidences sociales ou encore du relogement attendu des sédentaires d’Algrange. La caractéristique de l’habitat de plusieurs de nos communes, avec les cités minières et sidérurgiques, plus prises en compte dans le recensement du logement social, les difficultés à mobiliser du foncier, les problèmes spécifiques d’habitat dégradé voire de paupérisation en centre ville, la problématique des copropriétés dégradées, avec au premier rang le dossier des Tilleuls à Uckange, toutes ces difficultés, comment pourrions nous les résoudre sans l’échelon communautaire ? Certains de ces dossiers exigent d’ailleurs une solidarité bien au-delà du territoire, tant pour le financement que pour le relogement.

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 00:00

La réforme territoriale prévoit l'achèvement et la rationalisation de la carte intercommunale, c'est-à-dire des territoires des Communautés d'agglomération ou de communes.

 

La réforme donne au Préfet des pouvoirs importants, sous le contrôle de la Commission Départementale de coopération intercommunale (CDCI). La nouvelle carte doit être définitivement adoptée le 31 mai 2013.

 

Le Préfet de Région avait consulté à ce sujet, pour le 31 janvier,  les présidents des EPCI (Etablissements Publics de Coopération intercommunale) de Moselle, tout comme les maires des grandes villes et les parlementaires.

 

En tant que Président de la Communauté d'agglomération du Val de Fensch, je lui ai répondu en date du 25 janvier. Je publie ci-dessous le texte de cette lettre.

 


Monsieur le Préfet,

 

 

Par courrier du 23 décembre 2010, vous avez souhaité engager une démarche de concertation en demandant aux élus de réagir à la mise en place du volet intercommunal de la loi relative à la réforme des collectivités territoriales récemment promulguée par le Président de la République. N’ayant pas, à ce stade, engagé de débat au sein des instances communautaires, le présent courrier exprime ma vision personnelle du sujet en tant que Président d’un des plus importants EPCI de Moselle et militant convaincu de l’intercommunalité.

 

Au préalable je tenais à rappeler que cette réforme territoriale ne fait pas l’unanimité auprès des élus. Le débat s’est polarisé sur l’institution du conseiller territorial qui se traduira par le double affaiblissement de la Région et du Département. Beaucoup d’autres aspects du texte, comme la remise en cause à terme de la clause générale de compétence pour la Région et le Département, ou encore l’interdiction ou la limitation des cofinancements ainsi que l’exigence d’un niveau minimal d’autofinancement, suscitent de légitimes inquiétudes des élus.

 

 

Toutefois, le volet intercommunal de la réforme a effectivement fait un large consensus autour de l’élection directe des conseillers communautaires par le biais du fléchage sur les listes municipales ou encore la composition des conseils et des exécutifs ainsi que pour l’achèvement et la rationalisation de la carte de l’intercommunalité.

 

 

A l’occasion de la consultation que vous organisez auprès des élus, je voudrais redire ma conviction que la carte actuelle de l’intercommunalité en Moselle, et plus particulièrement dans le Nord du Département, est trop atomisée, sans rapports avec les migrations et les bassins de vie. Cette conviction semble d’ailleurs partagée largement par l’Etat à relire le schéma de l’intercommunalité de 2007.

 

 

Je suis convaincu que le statut-quo n’est ni envisageable, ni souhaitable. Beaucoup de communes du Val de Fensch sont limitrophes de Thionville ou d’autres communes de la Communauté d’agglomération Porte de France-Thionville. Nous faisons partie de la même agglomération et du même bassin de vie. La division actuelle du bassin entre deux communautés d’agglomération est artificielle et ne repose sur aucun fondement objectif, pratique et territorial. En outre, de nombreux projets structurants dépassent, par leurs enjeux et les moyens qu’ils exigent, les limites territoriales actuelles.

 

Je pourrais citer la création du Schéma de cohérence territoriale de l’agglomération thionvilloise (SCOTAT), la mobilisation autour du futur Port Moselle retenu comme grand projet de plateforme logistique multimodale, la création du Syndicat d’enlèvement des ordures ménagères (SYDELON), les conséquences du projet Esch-Belval.

 

 

D’autres grands dossiers tardent à trouver leur traduction concrète pour les habitants notamment au sein du Syndicat mixte de transports urbains (notamment transport en commun en site propre et schéma du transport routier) ou pâtissent d’un émiettement des initiatives notamment en matière de politique de la ville, de politique urbaine, de développement économique, d’infrastructures culturelles ou sportives.

 

 

Tous ces grands dossiers et les relations apaisées entre les élus du Nord mosellan, qui se retrouvent dans une coordination informelle des 6 présidents d’EPCI, justifieraient la constitution d’une grande agglomération sur le bassin de vie de Thionville. Je suis conscient de la nécessité d’une première étape, consistant en la fusion des deux agglomérations actuelles, processus qui pourrait être étendu, si cela rencontre l’agrément du territoire concerné, à la Communauté de communes Pays-Haut Val d’Alzette, dans la perspective du projet Esch-Belval. Se retrouveraient ainsi dans le même EPCI les communes urbaines du bassin thionvillois partageant de nombreuses problématiques. Les 3 communautés de communes rurales ou périurbaines, dont les préoccupations sont souvent spécifiques, pourraient de leur côté envisager un rapprochement.

 

 

Enfin, certains sujets dépassent le seul bassin de vie de Thionville. J’en veux pour preuve la mobilisation autour de l’Opération d’intérêt national Belval, les échanges avec le Luxembourg sur des problématiques liées au transport et à l’emploi, la création de l’association Aire Urbaine Metz-Thionville-Briey (AUMTB) véritable instance de coordination à l’échelle de l’aire urbaine, les coopérations culturelles et touristiques autour de l’ouverture du Centre Pompidou Metz…C’est également la raison pour laquelle l’EPCI que je préside a souhaité faire partie du réseau des villes du Sillon Lorrain, lequel pourrait évoluer vers la création d’un pôle métropolitain.

 

 

Membre des instances nationales de l’Association des Communautés de France (AdCF), j’attache une attention toute particulière à la composition de la nouvelle Commission départementale de coopération intercommunale en concertation avec la Fédération des Maires de Moselle. Je compte bien, à ce titre, prendre une part active à la réflexion et aux travaux qui seront engagés dès cette année en application du volet intercommunal de la réforme territoriale.

 

 

Restant à votre disposition, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération distinguée.

 

Philippe Tarillon

Président de la Communauté du Val de Fensch

 

 

 

 

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 00:00

Le SYDELON, syndicat mixte d'élimination des déchets ménagers, a été créé le 31 janvier dernier. J'ai accepté d'en assurer la présidence pour les 18 prochains mois.

 

C’est une satisfaction pour la Communauté que je préside que de voir aboutir deux ans et demi d’efforts.

 

C’est vrai que le mot « enfin » est le premier qui me vient à l’esprit ce soir. Un rapide retour en arrière:

 

- Dès 1993, l’association des maires des arrondissements de Thionville, alors présidée par Alphonse Bourgasser, se préoccupe du dossier, les directives européennes fixant alors pour 2002 l’interdiction des décharges et l’élimination des déchets ultimes. Elle confia alors à nos collègues Raymond Hans et Victor Madeleine, un travail de réflexion à ce sujet.

 

- 1995. Alors jeune adjoint, j’assistais à l’assemblée générale de Sierck les Bains, où leurs conclusions ont été présentées, sans me douter qu’il faudrait plus de 15 ans pour avancer dans le sens alors préconisé.

 

- Le plan départemental d’élimination des déchets (PDED) est approuvé le 26 septembre 2000 et prescrit une organisation sur le Nord Mosellan

 

- Malgré plusieurs tentatives de l’association des maires de mettre en place cette organisation, ce dossier reste bloqué pendant la mandature 2001-2008. Le bilan du PDED, en 2005, ne peut que déplorer « l’absence d’organisation des collectivités en Moselle Nord ». Dans le même temps, le secteur messinest déjà organisé avec la régie Haganis. L’Est Mosellan, avec la création du SIDEM présidé par Charles Stirweiss, s’organisent. Il est à noter que, pendant que nous prenions du retard, des territoires qui auraient pu être nos partenaires, ont été amenés à faire d’autres choix. L’histoire ne repasse pas les plats, mais nous aurions pu construire notre démarche sur un bassin plus vaste, jusqu’à 400.000 habitants en y incluant Longwy-Briey.

 

- 2007 : le Grenelle de l’environnement annonce une multiplication par 4 (de 8 € à 32 €) jusque 2014 du montant de la Taxe Générale sur les activités polluantes (TGAP) par tonne de déchets enfouis. L’enjeu environnemental devient aussi un enjeu financier majeur, d’autant plus que cette décision s’accompagne de l’annonce de l’obligation, à cette date, de passer à la taxe ou redevance incitative, couvrant l’intégralité du service. Il devient urgent et impératif de réduire la « production » de déchets, de valoriser, de retraiter, bref de changer fondamentalement nos habitudes héritées de la société de consommation.

 

- 29 septembre 2008 : première réunion de travail à la CAVF en vue de la création du SYDELON. Nous avons tenu au total 4 réunions entre septembre 2008 et juillet 2009. La promulgation de la réforme territoriale a permis la suppression de ce syndicat, concomitamment à la création du SYDELON. Outre que nous sommes en conformité avec le souci du législateur visant à réduire le nombre de syndicats à vocation unique, je tiens à remercier, outre les maires de Thionville et de Terville, pour leur esprit constructif, mais aussi Monsieur le Sous-Préfet de Thionville et les services de la Préfecture, qui nous ont beaucoup aidés dans un processus complexe, accompagné de nombreuses réunions de travail.

 

-23 décembre 2010 : arrêté préfectoral créant le SYDELON.

 

Le processus a été long et semé d’embûches. Il est vrai qu’à défaut d’une Communauté à l’échelle du bassin thionvillois, notre syndicat mixte regroupe une Communauté d’agglomération, la CAVF, deux Communautés de Communes, la CCCE et la CC3F, le SIVOM de Fontoy et 7 communes non affiliées. Il concerne 180.593 habitants.

 

Quelques mots sur la gouvernance du syndicat. A l’image de ce qui s’est fait au SCOTAT, plusieurs collègues ont souhaité une rotation à la présidence. J’y souscrits, d’abord parce que c’est la volonté du comité et parce que je n’entends pas prolonger personnellement une situation de cumul, au-delà des délais nécessaires pour mettre place le syndicat. A mon sens, ce processus de rotation doit se faire entre les EPCI qui se sont données la compétence et disposent d’une expertise dans le domaine. Au bout de 18 mois, il y aura donc rotation à la présidence et il appartiendra à la Communauté de communes de Cattenom de proposer un candidat.

 

L’exemple du SIDEM, avec Charles Stirnweiss, avait montré l’intérêt de la continuité, qui s’est faite dans ce cas de façon remarquable, y compris dans un contexte d’alternance municipale. Il faudra donc que la continuité soit assurée par le travail en équipe du bureau. C’est ainsi que je propose de travailler et que je prendrai toute ma part pour contribuer à la réussite commune.

 

S’agissant du bureau, l’exercice était difficile, car beaucoup de délégués se sont montrés intéressés, ce qui, je n’en doute pas, préfigure un investissement actif dans le syndicat ; j’ai recherché le consensus le plus large possible, privilégiant l’équilibre des territoires, la représentation des sensibilités politiques dans le cas des partis organisés et du respect des accords conclus ainsi que la volonté exprimée à maintes reprises de limiter la taille du bureau exécutif. C’est pourquoi j’ai proposé l’élection de 4 vice-présidents. A mon sens les deux premiers doivent représenter les EPCI, les deux derniers la Ville centre et les communes non affiliées.

 

Nous avons beaucoup à faire. Notre compétence est vaste, portant sur le transport, le traitement, la valorisation des déchets ménagers et assimilés. Nous avons à assurer immédiatement la continuité de 10 contrats, avec un ou plusieurs lots, allotissement selon la matière et non la compétence.

 

Nous aurons ensuite à préparer le cahier des charges de l’étude à partir de laquelle nous aurons à faire des choix stratégiques, à partir d’une approche pragmatique. Les enjeux sont énormes, en termes de développement durable, d’environnement et d’emplois, à partir d’une démarche de valorisation. Nous aurons d’autres partenaires pour cette étude : l'Arc Mosellan, appelé à nous rejoindre mais aussi d’autres communautés de communes, celle du Sillon Mosellan et de Maizières. De même, j’entends travailler en complémentarité et en bonne intelligence avec Haganis, en tenant compte de leur expérience et de leurs capacités disponibles.

 

Le plan départemental de l’an 2000 est en cours de révision. Nous aurons naturellement à travailler avec le Conseil général sur ce dossier.

 

Très rapidement, nous aurons à rencontrer la CCAM, afin d’examiner sa demande d’adhésion. Il serait aussi intéressant que nous puissions avoir des réunions de travail avec Haganis ainsi qu’avec le SIDEM, afin de profiter des retours d’expérience.

 

Au travail!

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 00:00

Le Val de Fensch a été le premier EPCI de l’aire urbaine à adhérer à l’association MTB, Metz-Thionville-Briey que préside mon ami Dominique Gros. Je fais d’ailleurs parti du bureau de l’association, dans laquelle nous nous investissons beaucoup, avec mes collègues Philippe David et Michel Liebgott.

 

Nous avons fait le constat qu’il y a, à l’échelle de l’aire urbaine, un seul bassin de vie et qu’une réflexion commune est nécessaire sur des sujets essentiels comme l’attractivité, les grands équipements culturels et sportifs, les transports, l’énergie, les déchets. Pour la première fois depuis 1871, la frontière artificielle du traité de Francfort est effacée et nous permet de travailler ensemble. Le cadre législatif de la réforme territoriale est clair et répond aux craintes de certains et aux épouvantails agités par d’autres. MTB n’a pas vocation à déboucher sur une Métropole, ni même sur un pôle métropolitain, lequel pourrait être créé à partir du Sillon Lorrain, le réseau des villes et des EPCI d’Epinal, Nancy, Metz et Thionville, dont on persiste d’ailleurs de nous tenir à l’écart, contre toute évidence !

 

MTB peut déboucher sur une coordination dans les grands domaines que j’évoquais précédemment mais l’association est d’abord un cadre de réflexion commune à une échelle pertinente, afin de ne pas laisser au seul Préfet de région l’initiative dans l’exercice de rationalisation de la carte de l’intercommunalité et de favoriser une indispensable coordination et cohérence.

 

De même, je considère que la démarche MTB n’est pas contradictoire avec la dimension transfrontalière. Les deux sujets ne sont pas au même plan. Dans les relations avec Metz, il s’agit d’organiser un bassin de vie. Le transfrontalier concerne un autre Etat, avec lequel les initiatives territoriales sont utiles, mais qui relèvent d’abord de la vocation de la Région, qui est l’échelle la plus pertinente pour ces questions.

 

L’attractivité de Metz, encore récemment renforcée par le formidable succès du centre Pompidou, est pour nous un atout considérable. En conclusion sur ce point, nous ne ferons rien qui nous conduise à tourner le dos à notre capitale régionale, c’est pourquoi j’ai refusé de nous associer à la création d’une nouvelle agence d’urbanisme sur le Nord Mosellan et que je souhaite continuer à travailler avec l’AGURAM, agence d'urbanisme de l'agglomération messine, laquelle a pour vocation de répondre aussi aux spécificités de notre territoire.

Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 00:00

Je me félicite –et j’y ai contribué- de constater que le climat entre les EPCI du bassin thionvillois s’est normalisé : les 6 présidents se rencontrent régulièrement, dans une ambiance courtoise et respectueuse, un plus grand pluralisme est assuré au sein de l’association des maires, notre Communauté et ses élus ne sont plus ignorés ou méprisés, le SCOTAT (syndicat mixte pour le schéma de cohérence territoriale) a été mis en place.

 

Les deux Communautés d’agglomération ont su travailler ensemble pour que le site d’Illange soit retenu dans le grand projet plateforme logistique multimodale, le port Moselle. De même, l’arrêté préfectoral de création du SYDELON ayant été signé par le Préfet de Région le 23 décembre dernier, je ne boude pas mon plaisir de voir cette structure prochainement mise en place (ce qui a été fait le 31 janvier, j'y reviendrais), parce qu’il y a urgence à traiter le dossier de la valorisation des déchets ménagers à une échelle pertinente et parce que notre Communauté n’a pas ménagé ses efforts pour y parvenir.

 

Oui, le dialogue est possible dans le Nord Mosellan et c’est nouveau.

 

 



Le dossier du port d’Illange a démontré que notre EPCI était un partenaire incontournable pour un dossier de cette échelle.

 

Cela ne veut pas dire que tout soit simple et idyllique. Les arrières pensées, les divergences politiques, les ambitions n’ont pas disparu et d’ailleurs c’est bien légitime, ne soyons pas naïfs.

 

Il faut continuer à avancer sur les grands dossiers,

 

Dans le même temps, de bonnes relations « extra communautaires » implique de ne pas revenir aux schémas du passé, en cherchant à nous isoler.

 

Chacun est libre de s’associer à qui il veut, mais les discussions exploratoires entamées par l’autre Communauté d’agglomération avec les EPCI de la rive droite constituent un message négatif, je le dis sans ambages.

 

De même, la saturation routière de l’agglomération ne saurait trouver de réponse unique par le biais du COT (contournement ouest de Thionville), que préconisent certains élus voisins. C’est leur droit le plus absolu, comme c’est le nôtre d’avoir des propositions à l’échelle du territoire du schéma de cohérence territoriale, le SCOT. Nous sommes cependant prêts à discuter du COT, avec des aménagements conséquents et dans le cadre d’une approche globale de dispersion des flux, qui ne considérerait pas comme taboue l’idée d’un autre pont sur la Moselle, dans le cadre de la prolongation du contournement de Yutz afin de permettre la déviation d’Hettange-Grande et de ne plus faire passer les convois exceptionnels au centre ville de Thionville.

 

Enfin, un bon esprit "extra communautaire" n’est pas concevable sans des relations enfin apaisées au sein du SMITU. Que cessent enfin, c’est le souhait du Président du SMITU et le mien, guérilla et règlements de compte au sein de ce syndicat. Cela passe notamment par la reconnaissance de l’intérêt du TCSP urbain, quand bien même ce projet concerne essentiellement notre territoire et même si ailleurs il n’est pas souhaité ou plus possible, du fait de choix d’urbanisme qu’il ne m’appartient pas de commenter.

 

Le Nord Mosellan a eu le privilège d’être mentionné par le chef de l’Etat et lors de déplacements ministériels pour deux projets majeurs :

 

- Le premier est l’opération d’intérêt national (OIN) de Belval. S’il est heureux que, par cette annonce, l’Etat prenne enfin la mesure de ce dossier. Mais force est de constater que pour l’instant l’OIN ne s’accompagne pas de moyens spécifiques de la part d’un Etat dont les caisses ont été vidées par une décennie de gestion calamiteuse.

 

 

- Le second est le projet de Port Moselle, qui a fait l’objet d’un consensus général et dont le financement de la première tranche opérationnelle a été arrêté en présence du ministre Mercier le 8 juillet dernier. Mais combien cela fut difficile et nous n’avons aucune orientation pour les tranches deux et trois. Je réitère également mon souhait, exprimé lors du premier comité de pilotage des études sur Europort, de voir, dès à présent, tous les partenaires associés, en particulier la chambre de commerce de la Moselle, qui gère le Port Moselle et qui a été écartée du comité de pilotage contre ma volonté.

 
Par Philippe Tarillon - Publié dans : La vallée et l'agglomération thionvilloise
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